Faire le mur : une création le lieu unique / MuCEM


Faire le mur : une création le lieu unique / MuCEM

Née de la volonté conjointe du lieu unique et du MuCEM (musée national des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition Faire le mur est entièrement consacrée à une forme artistique qui suscite depuis les années 80 en France un intérêt croissant dans les milieux de l’art contemporain, de la musique, de la mode, du design et du cinéma : le graffiti. Bien qu’il soit présent partout dans nos villes, peu d’études pourtant lui ont été consacrées et aucune collection anthropologique n’existe sur le sujet alors que le graff se révèle être un des principaux mouvements artistiques de ces trente dernières années avec ses pionniers et outsiders, ses courants et techniques.

Le graffiti prend sa source aux États-Unis au début des années 60. À l’origine, utilisé comme un code par les gangs afin de marquer leur territoire dans l’espace urbain, il devient une façon systématique pour des anonymes de poser leurs signatures dans des endroits de forte visibilité dont le métro new-yorkais. Peu à peu, des signatures plus sophistiquées apparaissent et dès les années 80, le graff conquiert le marché de l’art, le tag glissant alors du mur à la cimaise, du public au privé.

En Europe, c’est dans les années 70 que la scène graff se développe et dans les années 80 qu’elle commence à être médiatisée (cf. émission hebdomadaire « Hip Hop » de Sidney). Les writers européens emploient alors des techniques glanées dans des documentaires (le tag principalement) pendant que certains pionniers ont la chance de partir à New York pour acquérir des savoir-faire plus aboutis (calligraphie, hotline, motif) et observer de plus près l’Universal Zulu Nation*.

Face au rayonnement planétaire de ce mouvement, Claire Calogirou a mené la première recherche anthropologique consacrée au graff et a mis en place la collection graffiti du MuCEM (ouverture à Marseille 2013) via l’acquisition d’œuvres et objets représentatifs de cette culture. Pour le lieu unique, et en étroite collaboration avec Patricia Buck, elle a sélectionné plus d’une centaine d’œuvres et/ou objets emblématiques de cette collection qui reviennent sur l’histoire du mouvement à l’échelle européenne – et en lien avec ses origines nord-américaines – afin que le visiteur découvre une forme artistique dont les influences sur la société sont nombreuses et toujours d’actualité.

Ces œuvres muséales s’accompagneront d’interventions réalisées spécifiquement pour le lieu unique. Ainsi les graffeurs européens Mode2, Zeta1970, Rae Martini, Niels Shoe Meulman, Paul du Bois-Reymond et les Nantais Persu, Meyer, Nasher, Moner démontreront le renouvellement permanent de cette forme artistique entre écriture et image.

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